Cadeaux et festivités lors des soutenances

Vous vous êtes posé la question de savoir l’origine des cadeaux qu’on offre aux membres du jury lors des soutenances ? À vrai dire, moi même je ne connais pas l’origine.
Après 3 années de dure labeur parfois parsemé d’embûches et pour d’autres 5 années, vient le moment ultime de décrocher son diplôme, objet de tant d’études. En dehors des fonds engloutis dans ces années d’études sous la contrainte des ressources limitées, le futur diplômé est appelé à faire face aux frais d’impression et de multiplication de son mémoire. Et comme si cela ne suffisait pas, il doit offrir des cadeaux aux membres du jury et assurer le rafraîchissement des amis et parents venus le soutenir. Même si les membres du jury ne le réclame pas, les cadeaux que les futurs diplômés leur offrent est devenu une question d’habitude, je dirai même d’institution. Celui qui ne le fait pas est vu de mauvais oeil. Vous risquez d’avoir même certains membres de jury sur vos dos dans vos futures études.
Il faut le reconnaître, même si les moments de soutenance sont l’occasion de se réjouir du succès d’un ami ou d’un parent, cela ne devrait pas le contraindre à engager des dépenses supplémentaires. La plupart des étudiants en soutenance n’ont d’ailleurs plus de ressources pour faire face aux dépenses et à cela vient s’ajouter les cadeaux des membres du jury et les festivités.
Je me rappelle de ma soutenance de Master. J’ai dit à une amie que je ne voulais pas organiser de réception ni offrir un cadeau aux membres du jury. Mais elle a trouvé cela absurde malgré que je lui ai dit n’avoir pas les moyens pourtant elle sait que je travaille déjà.
De discussion en discussion, elle m’a convaincu d’offrir un présent symbolique aux membres du jury et que pour la réception des invités, je pouvais m’en passer. C’est ce que je fis.
Pour ne pas recevoir plusieurs interrogations de la part des invités à ma soutenance, je n’ai pas informé plusieurs personnes. J’ai donc soutenu en présence des membres du jury et de trois amis.
Dans un contexte où les étudiants après la soutenance ont besoin d’un capital pour démarrer un projet ou de moyens pour joindre les deux bouts en attendant leur premier emploi, la suppression de telle pratique est salutaire et salvatrice.
Même pour ceux qui ont les moyens, ils peuvent dépenser autrement leur argent.

C’est mon point de vue.
Philippe AKPAKI ©AKP

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